Et si le temps n’était qu’une illusion ?

Il y a bien longtemps que je ne me suis pas manifestée sur ce blog ! Le temps… justement…  Oui… Et si le temps n’était qu’une illusion de ce monde… tout comme ce monde ? Si ça n’était qu’une manière de rendre visibles les véritables richesses divines qui, sans ces supports, resteraient dans l’immensité de perfection de la non-dualité ?
Si le temps n’était qu’une illusion ? Vous, soeur, frère, parents qui nous avez quitté il y a 15 ans, 11 ans, bientôt 5 ans et dans quelques jours 4 ans pour toi papa !
Tout ce temps écoulé… et pourtant… dans nos coeurs c’était hier… il y a un instant à peine… seul le calendrier nous rappelle les ans écoulés… l’amour n’a pas diminué dans nos coeurs ni la fraicheur de vos regards et de vos rires. La vie continue certes, heureuse et joyeuse, parce que nous nous souvenons de vous avec amour et joie, comme lorsque vous étiez parmi nous. Seuls nos yeux ne vous voient plus…. mais nos coeurs, eux, vous voient, vous sentent !
Vous, nos très chers qui nous avez quittés, traversez l’espace de nos souvenirs et de nos rêves régulièrement, affectueusement pour notre plus grande joie ! A votre façon vous nous indiquez les croisées de chemins…
Soyez ici remerciés de nous tous !
Grande est la bénédiction que nous sentons venant de vous !
Le temps, oui, est une illusion dans le domaine du coeur et de l’amour !

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Oncles et tantes

Quelques battements de paupières à peine… et hop ! nous voilà onze ans plus tard… Bientôt onze ans que notre maman nous a quitté, que le temps passe vite ! Nous aurions fêté hier ses nonante-six ans…. Que de richesses avons-nous vécues durant ces onze années passées et pourtant nous pouvons toutes nous demander : « Qu’avons-nous vécu durant tout ce temps ? »
Avant qu’il ne soit trop tard et qu’il ne reste plus personne de la fratrie de maman, nous avons eu le grand plaisir de partager un repas et de passer quelques heures avec quatre oncles et tantes. Quel bonheur de les voir alors qu’ils sont tous proches de la nonantaine ! Quelle émotion que de les écouter se souvenir et nous ouvrir quelques-unes des fenêtres encore closes de leur vie d’enfant. Nous avons appris de nouveaux épisodes de ce que fut leur enfance, leur vie de jeunes adultes, la vie de nos grands-parents… Quelques précisions sur le parcours de notre maman. Riche a été ce moment de partage !
Comme maman, Fa, tu as le sens de l’accueil, la générosité, la simplicité du coeur et toute la délicatesse de l’art de recevoir ! Quel beau moment passé avec ces oncles et tantes ! Dire qu’ils sont nos derniers aïeux et que dans peu de temps, nous serons les anciennes… les détentrices de souvenirs… celles qui auront charge de transmettre les forces reçues, les richesses et les valeurs de coeur. Quelques clignements de paupières à peine… et notre tour sera là… devant nous ! Quelle chance que de pouvoir encore profiter de la présence des oncles et tantes ! Que de pouvoir rire avec eux ! Que de pouvoir les côtoyer autrement que lors de l’enterrement de l’un d’eux !
Les voir réjouis de ces rencontres est inestimable… La douceur, la chaleur de leur sourire, la bonne humeur et le contentement de ce que fut leur vie, alors qu’elle ne fut pas forcément facile, est un témoignage et un encouragement à ne se nourrir que de ce qui est bon à nos coeurs ! Les souffrances, les difficultés traversées tout au long de la vie sont les témoins du bonheur et certainement aussi les « moteurs » c’est en tous les cas ce qu’ils nous ont, tout comme nos parents, transmis ! MERCI !
Riche et fort est l’héritage d’amour que nous avons reçu !

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En montagne

Lorsque nous séjournons en montagne je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour nos parents. Eux qui affectionnaient tant la vie simple, qui avaient un si grand respect de la terre, de ce qu’elle produit, des merveilles qu’elle offre, aimaient aller se ressourcer en montagne. Ils y passaient leurs vacances, arpentant des jours entiers les étendues silencieuses, découvrant pour la Xième fois une contrée, un sentier, une vallée… Maman était une amoureuse et connaisseuse des plantes tant médicinales que sauvages. Elle aimait les prairies colorées aux mille senteurs, Elle se délectait tout autant de leurs parfums que de leur beauté ! Papa, lui, avait des yeux de lynx ! Il scrutait l’horizon à la découverte d’un lièvre, d’un renard, d’un chamois ou tout autre animal, il sentait et voyait les champignons à des dizaines de mètre à la ronde…  Alors comment ne pas avoir une pensée pour ces parents, amoureux de la Vie, lorsque nous venons à notre tour arpenter monts et vallées ? Cela est impossible ! Je me surprends bien souvent à m’interroger sur le nom d’une fleur rencontrée en cours de marche… me disant : « Je suis certaine que maman pourrait me répondre ».
Ces clins d’oeil me réchauffent le coeur et m’invitent à ne rien perdre de chaque marche, de chaque beauté rencontrée en chemin. Lorsque nous nous arrêtons pour admirer l’immensité alentours, j’éprouve un sentiment de profonde gratitude pour eux, leur façon de nous avoir rendu sensibles aux merveilles simples qui nous entourent. Par leurs partages, leurs récits, ils ont éveillé en mon âme une sensibilité à la découverte des merveilles de la nature… de la Vie ! Je ne saurai jamais assez dire combien je me sens riche en mon âme, grâce à eux !

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Les graines de la paix

Comment ne pas faire référence à nos parents alors que j’ai écrit un article sur la paix dans un autre blog? Effectivement, une des bases de notre éducation a été le partage de la paix. Il était primordial pour notre maman que nous vivions entre nous dans une atmosphère de paix. Que nous n’entretenions pas les rancunes, les blessures, les chicaneries, les critiques ou les vexations actives dans nos coeurs. « La vengeance, disait notre maman, n’est pas souhaitable, et ne fait de tord qu’à celui qui la sert » ! Toute sa vie, elle nous a dit et redit l’importance de maintenir la paix dans nos coeurs et dans le milieu dans lequel nous vivions. Elle nous a démontré si souvent combien il était important de semer encore et encore les graines de la paix autour de nous, quand bien même les récoltes étaient maigres !!! Combien de fois n’a-t-elle pas fait le premier pas pour restaurer un climat de paix ? J’aurais tendance à dire qu’elle le faisait toujours, ce premier pas. Qu’elle ne baissait pas les bras et qu’elle croyait au pouvoir curateur de l’amour de la paix. Même s’il m’arrivais de ne pas comprendre pourquoi elle semait encore sur un sol qui, apparemment, était desséché, je finissais par comprendre l’importance de son geste, voyant que finalement, la terre était devenue prospère à force d’être nourrie et choyée. Ò chère maman, que belles étaient ta patience et ta persévérance, ta foi et ta confiance ! Que précieuses étaient tes actions silencieuses ! Tu as su semer en nous les graines de la paix, tu nous as montré comment en prendre soin, tu nous a expliqué leurs vertus curatives et surtout, tu nous as fait goûter au parfum et au délice de la paix ! Tu nous as appris à nous en servir judicieusement et généreusement !
Aujourd’hui, c’est avec émotion que je repense à tous ces moments et ces gestes tendres que tu nous as transmis pour répandre autour de nous la beauté de la paix et la vivre le plus simplement possible en nos coeurs. Grande est ma gratitude ! MERCI !

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